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Avec la fin de la construction de l’autoroute A5 en pays de Neuchâtel, c’est à la conclusion de plus d’un quart de siècles de grands travaux archéologiques programmés que l’on assiste. Les opérations ont d’abord été menées sur les rives du lac (baie d’Auvernier, Hauterive/Champréveyres, Neuchâtel/Monruz, Saint-Blaise/Bains des Dames), puis ont gagné l’ouest avec des interventions dans la plaine de l’Areuse, sur le plateau de Bevaix et le cône alluvial situé au pied du château de Vaumarcus. Une grande partie des résultats de ces interventions ont été publiés – ou le seront ces prochaines années – dans la série « Archéologie neuchâteloise ».

Au-delà de ce tracé, des interventions ont également été menées avec le budget annuel de l’Office : sauvetage et restauration d’un exceptionnel chaland gallo-romain, fouille subaquatique exhaustive de deux villages du Bronze final, exploration de deux enceintes cultuelles datées de La Tène finale, et bien d’autres travaux encore, touchant des périodes comprises entre le Mésolithique et le haut Moyen Age.

Aujourd’hui, les enjeux majeurs de l’archéologie neuchâteloise sont les suivants :

  • mieux comprendre les terroirs exploités par les populations préhistoriques qui ont vécu sur les rives du lac (« les Lacustres ») ;
  • poursuivre l’analyse dendrochronologique exhaustive de gisements palafittiques, ce qui permet de suivre leur développement année après année, puis leur abandon ;
  • combler les lacunes engendrées par les ruptures d’occupation desdites stations lacustres ;
  • réinitier une recherche multidisciplinaire approfondie du célèbre site de La Tène ;
  • enfin, valoriser les innombrables découvertes ressortissant à toutes les périodes de la préhistoire suisse en poursuivant l’aménagement du dépôt visitable du Laténium.