Archéologie
neuchâteloise

FILTRES

Archéologie neuchâteloise 16

Consacré aux structures du village Bronze final du site d’Hauterive-Champréveyres, ce volume de la série Archéologie neuchâteloise présente tout d’abord les méthodes et techniques de fouille mises en œuvre. Ensuite, il s’attache à la présentation brute des données, à leur synthèse, puis à la discussion des résultats obtenus pour la zone A.

Cette partie du site, située à l’arrière du village, représente une surface d’environ 2000 m2. Toute la période d’occupation y est représentée, au travers des pieux datés par la dendrochronologie ; les couches archéologiques qui y sont conservées, quant à elles, remontent à la période comprise entre 1054 et 1040 avant J.-C.

L’analyse des structures architecturales, basée essentiellement sur les pieux datés, permet de restituer au moins trois maisons de grandes dimensions, carrées, construites entre 1048 et 1039 avant J.-C ; par la suite, les réfections et réparations sont très fréquentes, mais on n’observe pas de reconstructions massives ou de nouvelles constructions importantes. L’étude des pieux de chêne permet également d’observer la gestion du territoire forestier au cours du temps, et même de préciser quelque peu l’étendue du territoire exploité par la population d’Hauterive-Champréveyres.

Le mobilier de la zone A est abondant et bien conservé, de style HaA2 évolué. La couche archéologique se constitue de 13 blocs stratigraphiques juxtaposés, dont chacun possède sa propre séquence stratigraphique. Certains révèlent la présence de dépotoirs, d’autres témoignent d’activités particulières, comme le battage et la mouture des céréales.

Les analyses des sédiments et des diatomées qu’ils contiennent, en relation avec l’étude des vestiges archéologiques, permettent de proposer une altitude moyenne du lac aux alentours de 426,50-427 m pour la période comprise entre 1045 et 1040 avant J.-C, avec une alternance probable de hautes et de basses eaux qui nécessitent de surélever les constructions. Les maisons comportent vraisemblablement un plancher aménagé, à 1,50 ou 2 m au-dessus du sol ; leur hauteur totale atteindrait 8 m au faîte. Au-dessous des habitations, de petites parois légères, et peut-être mobiles, compartimentent le terrain où se déroulent parfois, lorsque le sol est sec, diverses activités.

Alain Benkert

Hauterive-Champréveyres, 8. Les structures de l’habitat au Bronze final, zone A

Paru en 1993

132 pages, 102 figures, 2 planches hors texte
ISBN 2-940347-13-1

Livre – CHF 30.00