Archéologie
neuchâteloise

FILTRES

Archéologie neuchâteloise 8

Deux cent trente-neuf espèces végétales, pour la plupart non carbonisées, ont été identifiées sur le site d’Hauterive-Champréveyres. Leur réparitition est plutôt uniforme, en raison de l’action régulière des eaux durant l’habitation. Toutefois, on perçoit des aires aménagées par l’homme, dont l’une semble bien être destinée au battage et à la mouture des céréales.

Vingt-sept groupements végétaux différents, liés à la topographie caractéristique de l’endroit, ont pu être reconstitués entre le lac et la montagne. La présence de nombreuses espèces compagnes des cultures et de plantes des prairies et des pâturages a permis de montrer que les terres étaient cultivées dans les environs immédiats du village et sur le coteau. Un système de rotation semble faire alterner régulièrement la prairie-jachère, évitant un appauvrissement trop rapide des sols exploités toute l’année.

Enfin, l’alimentation est représentée par des plantes cultivées, céréales (blés, orge, millets), plantes oléagineuses (pavot, lin, caméline) et légumineuses (pois, lentilles, fèves), ainsi que par divers produits de la cueillette (légumes, fruits, plantes médicinales et condiments). La récolte d’une plante sauvage, le millepertuis perforé (Hypericum perforatum), et vraisemblablement celle de l’origan vulgaire (Origanum vulgare), ont pu être démontrées. Sur la base de quelques restes de préparations, le régime alimentaire de l’homme du Bronze est comparé à celui de nos ancêtres plus proches.

Christiane Jacquat

Hauterive-Champréveyres, 2. Les plantes de l’âge du Bronze. Contribution à l’histoire de l’environnement et de l’alimentation

Paru en 1989

116 pages dont 8 en quadrichromie, 15 figures, 14 planches hors texte
ISBN 2-940347-06-9

Livre – CHF 30.00