Archéologie
neuchâteloise

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Archéologie neuchâteloise numérique 7

En terre neuchâteloise, comme ailleurs en Suisse, la relation entretenue par les hommes avec les plantes utiles est riche d’une histoire plurimillénaire dont les meilleurs jalons étaient à trouver, jusqu’à une époque récente, parmi les innombrables macrorestes végétaux (baies, akènes ou fruits) livrés par les gisements lacustres.

Or, ces deux dernières décennies, les travaux de génie civil liés à la construction de l’autoroute A5 ont ouvert la voie à une archéologie des premières franges terrestres du canton de Neuchâtel, au sein de laquelle les études carpologiques ont tout naturellement trouvé leur place. Du delta de l’Areuse à la frontière vaudoise en passant par le plateau de Bevaix, 30 sites archéologiques ont ainsi été passés « au peigne fin » des analyses archéobotaniques. Pas moins de 75 tonnes de sédiment, issues de 524 structures datées du Néolithique jusqu’au haut Moyen Âge, ont été tamisées. Foyers, fosses, trous de poteaux, puits, tombes et structures en lien avec des mégalithes ont ainsi livré plus de 130 000 restes organiques, principalement des graines et des fruits carbonisés ou imbibés d’eau.

L’analyse de ces macrorestes végétaux apporte des informations de premier ordre sur les régimes alimentaires (culture et/ou cueillette) des populations qui se sont succédé entre le delta de l’Areuse et le plateau de Bevaix, comblant en partie l’absence de données et les lacunes temporelles entre les occupations lacustres. Elle met également en lumière l’évolution des pratiques agricoles. Enfin, elle renseigne, par l’intermédiaire notamment de l’étude des mauvaises herbes et des plantes des prés et pâturages, sur la nature des sols utilisés par les premiers paysans du canton de Neuchâtel puis par leurs successeurs.

Örni Akeret et Ingela Geith-Chauvière

Plateau de Bevaix, 7. L’histoire de la relation entre hommes et plantes utiles : synthèse des données carpologiques

ISSN 1662-1875
ISBN 978-2-940347-51-3

CD – CHF 15.00